Le Griot des Etats Unis d'Afrique
11 Février 2015
En Méditerranée, pas de Climate-Smart Agricultu...
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Le dernier rapport du GIEC pointe qu’en Méditerranée, le réchauffement a déjà et aura pour effets de réduire les rendements agricoles, d’accroître les risq
Le dernier rapport du GIEC pointe qu’en Méditerranée, le réchauffement a déjà et aura pour effets de réduire les rendements agricoles, d’accroître les risques extrêmes (sécheresses, canicules…) et d’augmenter fortement l’évapo-transpiration : ceci signifie par exemple que les besoins en eau des plantes, y compris dans les systèmes irrigués, s’accroissent alors que le niveau des nappes et les débits des rivières diminuent de façon erratique. Pour relever les défis de l’atténuation et, surtout de l’adaptation aux changements climatiques, l’agriculture méditerranéenne doit se transformer. Les acteurs du terrain sont déjà en train de relever ce défi. Il ne pourra cependant être pleinement relevé sans adaptation des politiques publiques agricoles. L’agriculture climato-intelligente déjà en marche La transformation des agricultures au Sud de la Méditerranée sous les effets, déjà perceptibles, du changement climatique est un processus initié il y a une dizaine d’années. Les enjeux de cette transformation s’articulent autour de deux piliers : En priorité, accompagner l’évolution et la modernisation des agricultures pluviales qui sont le socle productif des pays de Méditerranée (elles regroupent la vaste majorité des agriculteurs), mais sont aussi les plus vulnérables au changement climatique. Par exemple, au Maroc et en Tunisie sont menés des projets pour la diffusion du semis-direct sous couvert végétal, qui montrent qu’il existe en effet des pratiques agricoles conservatoires de la ressource en eau et en sol qui sont possibles en Méditerranée. Pour autant, ces dynamiques posent une série de problèmes d’adoption du fait, par exemple des équipements spécifiques à acquérir ou de la compétition sur la matière organique entre agriculture et élevage (les animaux pâturant traditionnellement les champs après la récolte –vaine pâture- exportent les résidus de culture au détriment de la formation d’une couche de matière organique protectrice). Seules des politiques publiques adaptées et volontaristes peuvent permettre d’enclencher ces évolutions nécessaires.