Le Griot des Etats Unis d'Afrique
18 Février 2015
Les organisations des droits de l’Homme l'avaient prévu. Fidèle à sa réputation, Yahya Jammeh l'a fait. Plus d’un mois après le putsch avorté du 30 décembre, les Gambiens vivent toujours dans la peur des représailles du pouvoir.
Le président-dictateur-guérisseur, qui accuse les puissances étrangères d’avoir commandité le coup d'État, cherche désormais d’éventuels complices au sein de l’armée et de la population civile : amis et parents des personnes soupçonnées d’être impliquées dans l'affaire ainsi que des officiers sont victimes d’arrestations et de détentions "arbitraires", selon les ONG de défense des droits de l'homme.Au total, Amnesty International dénombrait déjà à la mi-janvier, "une trentaine de personnes arrêtées et maintenues en prison sans inculpation." Puis "quelques unes ont été relâchées mais, indique François Patuel, chargé de campagne de l'ONG, il y a eu d’autres arrestations par la suite." Selon ce chercheur, au moins six membres des forces armées gambiennes sont également en détention. "On ignore depuis quand ils sont détenus et dans quelles conditions", ajoute-t-il.
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En pleine répression, la Gambie célèbre ses 50 ...
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