Le Griot des Etats Unis d'Afrique
9 Mars 2015
Deux ans après l'intervention française au Mali, qui a refoulé les groupes islamistes armés du nord du pays sans les éradiquer, l'attentat anti-occidental de Bamako, revendiqué samedi par le chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, a un goût amer pour les forces françaises."On ne voit pas tellement comment la France peut faire plus que ce qu'elle fait dans toute cette zone sahélo-saharienne. Il ne faut pas se leurrer, il y a 3. 000 soldats dans l'opération Barkhane. La France aide aussi les troupes tchadiennes au niveau du renseignement, de la logistique dans la force multinationale régionale contre Boko Haram", relève le chercheur français Antoine Glaser, spécialiste de l'Afrique.
Après la fin de l'opération Serval au Mali à l'été 2014, Paris a réorganisé son dispositif militaire au Sahel autour de cinq pays (opération Barkhane), partant du constat que les flux jihadistes, par définition transfrontaliers, devaient être combattus à l'échelle de toute la région.
Régulièrement, les soldats français repèrent et traquent des convois d'armements en provenance de Libye, des petits groupes de combattants disséminés au Mali ou dans les pays voisins.Avec 9. 000 hommes mobilisés sur des théâtres d'opérations extérieures et tout autant sur le territoire national dans le cadre du plan antiterroriste Vigipirate, l'armée française est, de l'avis général, à la limite de ses moyens.
La France se sent seule face à la montée des me...
scoop.it
La France se sent bien seule, et aux limites de ses capacités, face aux défis sécuritaires qui s'accumulent du Sahel au Nigeria, le reste de l'Europe se limitant pour l'heure à des déclarations d'intention.