Le Griot des Etats Unis d'Afrique
29 Mars 2015
L’utilisation de l’écorce des arbres à des fins médicinalesLa première chose qui m’a surprise, c’est l’utilisation de l’écorce des arbres dans de nombreux remèdes. En effet, j’ai plutôt l’habitude de prélever des feuilles ou quelques fleurs délicates, à la main ou au sécateur. Là-bas, on y va à la machette sur le tronc des arbres centenaires. Petit pincement au cœur. Une remise en perspective culturelle et contextuelle s’impose. Là-bas, la forêt couvre 50% de la superficie du pays, même si la surexploitation du bois par des sociétés chinoises peu scrupuleuses en entame chaque année l’intégrité. Il est donc naturel que les populations aient développé une médecine traditionnelle en lien avec ces ressources abondantes. Lors d’une enquête réalisée en 2011 sur les plantes médicinales présentes sur les marchés de la capitale, l’auteur notait une prédominance des espèces ligneuses forestières (60%) (source: Dibong et al.,2011).Non loin de Yaoundé, à Ebogo, un guide m’a ainsi montré le Moambe jaune ( Enantia chlorantha), un arbre de 30 mètres de haut à l’écorce claire qui est l’un des 5 composants d’une recette contre les crises de paludisme.Il y a aussi Aboa Zoak, littéralement l’arbre éléphant (Ochrocarpus africanus) dont l’écorce est prélevée puis bouillie et utilisée pour les lavements de la femme enceinte (remplace la visite prénatale). Cette écorce d’un rouge intense a une forte odeur de pénicilline lorsqu’elle est bouillie.Et puis, il y a aussi Dabema (Piptadenia africana), un aphrodisiaque réservé aux hommes.
Médecine traditionnelle au Cameroun | Afrique: ...
scoop.it
Le Cameroun est vaste et plusieurs traditions médicinales co-existent : celle des pygmées, celle des bamilékés, celles du Nord du Cameroun... difficile donc de faire l'amalgame. Je vais donc simple...