Le Griot des Etats Unis d'Afrique
15 Septembre 2015
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September 15, 2015
Il faut entretenir l'humus de nos sols
Sans l'humus, le sol devient désertique. Or la plupart des sols agricoles, faute d'humus, s'approchent de la stérilisation. Il est urgent, explique le spécialiste Bernard K. Martin, que l'homme cesse " de considérer les terres agricoles comme des mines à ciel ouvert. " | Afrique: développement durable et environnement
Sans l’humus, le sol devient désertique. Or la plupart des sols agricoles, faute d’humus, s’approchent de la stérilisation. Il est urgent, explique le spécialiste Bernard K. Martin, que l’homme cesse « de considérer les terres agricoles comme des mines à ciel ouvert. »
Les humus (principalement du carbone) se présentent sous forme de substances brun foncé, à l’image des particules du terreau noir. Sans humus ni organismes du sol, celui-ci s’érode, se stérilise, devient désertique.
Les vertus des humus sont nombreuses : importants réservoirs nutritifs, ils retiennent aussi l’eau pour les végétaux, ils structurent la terre (ils la rendent grumeleuse), contribuent à la circulation de l’air et de l’eau, favorisent la pénétration des racines, « contrôlent » l’érosion en maintenant la cohésion des particules de terre - grumeaux, par exemple grâce aux réseaux sous-terrains des champignons microscopiques autant que par les racines des plantes.
Les interactions entre sol et humus, végétaux, animaux, atmosphère et climat constituent des paramètres fondamentaux de notre biosphère : carbone, azote, hydrogène et oxygène - dont l’eau - etc., circulent. Ces éléments sont mobiles autour du globe. Mers, océans, eaux douces et atmosphère participent aussi de ces circulations dénommées « cycles biogéochimiques ». Cette mobilité s’effectue entre le vivant dont les sols, la croûte terrestre, les eaux, l’air - et réciproquement. Un héritage de centaines de millions d’années d’évolution sur les continents.
L’approche globale « humus, vie des sols et liens sol - plante – atmosphère – climat » s’avère impérative actuellement, eu égard aux modifications climatiques. Mais aussi pour d’autres raisons : pollutions agrochimiques, excès de labours, risques OGM, transition énergétique, santé publique, érosion et désertification des terres, famines, sécheresses, migrations humaines (une grande partie des migrants s’exile pour cause de désertification des sols et disparition de biodiversité). Il est important d’appliquer ces données agronomiques / pédologiques universellement reconnues par les Académies.