Le Griot des Etats Unis d'Afrique
18 Septembre 2015
« La transition a déraillé brutalement au Burkina Faso » - Le Monde | @scoopit http://t.co/s3IULb5dzN
September 18, 2015
" La transition a déraillé brutalement au Burkina Faso " - Le Monde
Pour Laurent Bigot, ancien diplomate français, les autorités de transition ont eu tort d'exclure du processus électoral les candidats ayant servi sous Compaoré. | Voix Africaine: Afrique Infos
Quand les militaires reprennent la main, ce n’est jamais bon signe. Si on se fie aux premières annonces, le Conseil national de la démocratie (CND) annonce dans son projet la tenue d’élections inclusives. On comprend donc bien que l’exclusion par les organes de transition d’un certain nombre de candidats aux législatives et à la présidentielle a fourni un prétexte au Régiment de sécurité présidentielle (RSP) pour intervenir. Reste à voir si ces motivations sont sincères.
L’exclusion de plusieurs candidats aux législatives et de deux candidats à la présidentielle dont Djibrill Bassolé, l’ancien ministre des affaires étrangères de Blaise Compaoré, ne pouvait que mener à la catastrophe. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme. Nombreux sont ceux qui pointaient une transition dévoyée. Elle a déraillé brutalement.
Dés le début, elle a fait fausse route. Sa volonté et son acharnement à exclure des hommes politiques ayant servi sous Blaise Compaoré ont fini par la discréditer et par biaiser cette phase politique cruciale pour l’avenir du pays. Avoir servi l’ancien régime n’est pas un crime. Par conséquent, ce motif n’était pas valable pour interdire des candidats de se présenter. Mais les responsables de la transition se sont arc-boutés, quitte à aller contre la décision de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui a invalidé en juillet le nouveau code électoral.
La communauté internationale n’a pas réagi et est restée silencieuse, à commencer par la France qui ne prend plus de positions diplomatiques sur le plan des valeurs et des principes démocratiques. Elle ne l’a jamais fait tout du long de la crise burkinabé. C’est dommage.
en savoir plus:
/http%3A%2F%2Fs2.lemde.fr%2Fimage%2F2015%2F09%2F17%2F768x0%2F4761419_7_3c56_des-manifestants-a-ouagadougou-le-17_1327f241a9aec7d2a0fee2c06e508ee7.jpg)
Burkina : " L'exclusion de candidats de l'ancien régime ne pouvait que mener à la catastrophe "
Entretien Comment analysez- vous ce coup d'Etat ? Quand les militaires reprennent la main, ce n'est jamais bon signe. Si on se fie aux premières annonces, le Conseil national de la démocratie (CND)