Le Griot des Etats Unis d'Afrique
15 Décembre 2015
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December 15, 2015
La grande solitude des climatologues africains ...
L'Afrique est l'une des régions les plus vulnérables au dérèglement climatique et celle qui fournit le moins de données pour connaître l'évolution du climat. | Afrique: développement durable et environnement
Stations météorologiques vétustes ou inexistantes, professionnels vieillissants et sans moyens… l’Afrique a beau être l’une des régions les plus vulnérables au dérèglement climatique, c’est aussi, à la surface du globe, l’endroit qui fournit le moins de données pour connaître l’évolution du climat. Et s’y adapter.
Au Mali, dont la superficie représente plus de deux fois celle de la France, « toutes les stations sont à changer, et le réseau, concentré dans le sud, ne couvre que 30 % du territoire », décrit Birama Diarra de l’Agence météorologique nationale. Plus à l’est, le Tchad n’est pas mieux loti. « Nous n’avons même pas de connexion à Internet. Personne ne veut venir travailler ici », soupire Hamid Souleymane, chargé de concevoir des applications météo au sein du centre de prévision de N’Djamena. « On nous a abandonnés », ajoute-t-il. Au Zimbabwe, des stations d’observation de la haute atmosphère sont à l’arrêt faute de gaz pour les faire fonctionner. A Madagascar, les relevés de température et de précipitations des onze stations de l’île sont toujours consignés sur du papier avant d’être transmis à la capitale par téléphone, si le réseau le permet.
« L’Afrique est la pièce manquante »
Les anecdotes ne manquent pas pour décrire l’état de délabrement d’institutions que peu de gouvernements jugent prioritaires. « La plupart des systèmes nationaux se dégradent car les gouvernements ne sont pas convaincus de devoir investir », regrette Youba Sokona, conseiller au South Center et vice-président du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC).
« Les informations climatiques sont indispensables pour comprendre et prévoir la variabilité du climat, poursuit Simon Eggleston, chercheur au Système mondial d’observation du climat (SMOC). Pas seulement pour alimenter la connaissance des scientifiques. Nous en avons besoin pour créer des systèmes d’alerte et concevoir les politiques d’adaptation au changement climatique. »
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La grande solitude des climatologues africains
Compte rendu Le Monde.fr * Au Mali, dont la superficie représente plus de deux fois celle de la France, " toutes les stations sont à changer, et le réseau, concentré dans le sud, ne couvre que ...