Le Griot des Etats Unis d'Afrique
30 Mars 2015
Les ordres du chef de Boko Haram : Tuer toutes ...
scoop.it
Aaisha Sylla's insight: Quand la barbarie s'arrêtera-t-elle???!!!
Gwoza avait été conquise par les insurgés en juin 2014. Avant la reprise de cette ville annoncée par les forces armées nigérianes, ils ont été chassés d'un grand nombre de localités du Nord-Est depuis le lancement début février d'une opération régionale menée par le Nigeria et les pays voisins, Tchad en tête.
Le fermier indique être retourné à Kilekasa plus tard le jour du massacre. A la tombée de la nuit, il fuyait vers Yola, la capitale de l’État voisin d'Adamawa. "Je ne sais pas ce qu'il est advenu des gens dans le village. Quand nous sommes allés à Gwoza, nous n'avons vu aucune trace des filles de Chibok. Elles ont dû être emmenées ailleurs", ajoute Usman Ali.
Kilekasa se trouve à une quinzaine de km de Chibok, ville où plus de 200 lycéennes avaient été enlevées en avril 2014. Avec ce rapt de masse, Boko Haram s'était attiré une notoriété internationale, en même temps qu'il avait soulevé une immense indignation. Nombre de spéculations ont couru sur une éventuelle présence à Gwoza des 219 jeunes filles de Chibok toujours aux mains de Boko Haram.
Un autre habitant, Haruna Abubakar, avait déjà fui Gwoza pour un camp de déplacés à Yola. Sa tante, elle, a quitté la ville le 16 mars et lui a raconté le massacre perpétré la veille.
"Elle m'a dit que Boko Haram avait quitté la ville trois jours plus tôt, de nuit, dans plusieurs véhicules. Ils sont revenus dimanche et ont tué leurs femmes, alors que certaines étaient enceintes", relate-t-il à son tour.
"Elle a dit qu'il n'y avait plus de combattant de Boko Haram quand elle a quitté Gwoza", précise-t-il.
Et d'ajouter: "Quand je lui ai demandé où se trouvaient les filles de Chibok, elle m'a dit qu'elles n'étaient pas à Gwoza".
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