Le Griot des Etats Unis d'Afrique
30 Mars 2015
Dans un entretien à l'AFP, ce fermier de 35 ans, Usman Ali, raconte que des insurgés sont arrivés le vendredi 13 mars au soir dans son village de Kilekasa, à 55 km de Gwoza.C'est depuis la ville de Gwoza, dans l'Etat de Borno, que l'introuvable leader des insurgés, Abubakar Shekau, avait proclamé l'an dernier un "califat", avant que l'armée nigériane n'affirme vendredi en avoir repris le contrôle, à la veille de l'élection présidentielle.
"Shekau roulait dans une jeep Toyota noire", dans un convoi de plus de 40 pick-up surmontés de mitrailleuses, a indiqué vendredi ce fermier, qui a réussi à s'enfuir.Le chef islamiste s'est ensuite rendu au village de Huyum, à environ 5 km de là, et le matin suivant tous les habitants de Kilekasa ont été rassemblés et des armes distribuées aux hommes physiquement aptes."On n'avait pas le choix", lâche Usman Ali.
Un homme qui tentait de s'enfuir a été exécuté devant tout le monde."Le dimanche 15 mars, Shekau a rassemblé ses hommes, y compris nous, les nouvelles recrues, et il s'est adressé à nous. Il a dit qu'ils devaient retourner à Gwoza et tuer toutes les femmes qu'ils avaient laissées derrière eux", poursuit Usman Ali."Il a dit que s'ils ne les tuaient pas, ils ne les retrouveraient pas au paradis. Ils nous ont amenés à Gwoza, où nous avons assisté au carnage".
Dans des localités qu'il avait conquises, le groupe armé avait marié de force des femmes à ses combattants."Ils ont rassemblé les femmes qui étaient en grand nombre, et ont ouvert le feu sur elles", affirme ce témoin, sans pouvoir préciser le nombre de victimes
Nigeria: "Tuer toutes les femmes" à Gwoza, l'or...
scoop.it
Le chef de Boko Haram a lui-même ordonné de "tuer toutes les femmes" de son fief de Gwoza, dans le nord-est du Nigeria: c'est ce que rapporte un homme enrôlé de force dans les rangs islamistes et témoin du "carnage".